Les étangs

28/09/2017

Le gué des îlons devient un pont !!


La continuité écologique est rétablie aux îlons

Depuis 2016, le SRTC a travaillé à la restauration de la continuité écologique au droit du gué des îlons à Saint Etienne sur Chalaronne.

Cette voie de passage bétonnée était constituée de 12 buses obliques permettant l'écoulement des eaux. Sa conception a entrainé au fil des années un dysfonctionnement local de la rivière. Une chute d'eau à l'aval de l'ouvrage empêchait l'ensemble des poissons de la Chalaronne de remonter. A l'amont, un îlot constitué de galets a été généré par le mauvais dimensionnement des buses, la rivière ne pouvait donc pas évacuer ses cailloux vers l'aval.

Avec l'aide financière de l'Agence de l'eau et de la Région Auvergne Rhône Alpes, le SRTC a détruit ce passage à gué pour le remplacer par un ouvrage de franchissement submersible sans emprise dans le lite de la rivière.

Les travaux ont été réalisés par l'entreprise MERINI et ont eu un coût de 99 500 € HT financés à 80%.

Désormais les cailloux de la rivière peuvent transiter d'amont en aval du pont et les poissons peuvent se déplacer librement. Cet ouvrage, 1 mètre plus large que l'ancien gué, facilite également le passage des engins agricoles sur ce secteur.

Gué avant travaux                                         Réalisation des fondations

 

Destruction de l'ancien ouvrage                  Nouveau pont (après travaux)


Etang Chalaret en assec (Commune de Bouligneux)
Source : SRTC, 2010

La phase d'évolage consiste en la mise en eau des étangs pendant deux à quatre ans pour la pisciculture. Une vidange annuelle permet la pêche de l'étang d'octobre à mars.

La phase d'assec consiste à assécher l'étang pendant un an pour cultiver des céréales, historiquement l'avoine remplacée actuellement par le maïs.

L'alternance des phases d'assec et d'évolage permet d'une part de limiter le comblement de l'étang par la vase et la végétation et d'entretenir les ouvrages relatifs au fonctionnement de l'étang, et d'autre part de limiter les apports d'engrais grâce à une terre bien fertilisée par la matière organique déposée par l'étang.

La pisciculture extensive caractérisant la Dombes n'est plus une activité rémunératrice comme elle a pu l'être au cours des siècles passés. La filière piscicole dombiste semble notamment menacée par la concurrence étrangère et par la prédation aviaire à laquelle participent les cormorans. Toutefois, elle demeure une pratique qui fonde l'identité de la Dombes.

Aujourd'hui, la production piscicole varie entre 1 500 et 2 000 tonnes par an sur l'ensemble de la Dombes, représentant 21% de la production nationale, soit la première région française productrice de poissons d'étangs. Les principales espèces de poissons élevés sont des cyprinidés (carpe, tanche, gardon, rotengle) et dans une moindre mesure le brochet car les étangs dombistes sont peu profonds, avec une température de l'eau assez élevée et un fond plus ou moins vaseux. La productivité d'un étang peut osciller entre 0 et plus de 700 kg de poissons à l'hectare selon les étangs et les années.

Dans 20% des cas, c'est un agriculteur fermier qui assure l'exploitation de l'étang. Le restant appartient à d'autres propriétaires qui ne vivent généralement pas en Dombes.

Actuellement, l'activité cynégétique supplante l'activité piscicole. Essentiellement privée, elle contribue à un flux financier important mais difficilement quantifiable, qui tend à alimenter une forte pression sur le foncier et à favoriser la remise en eau d'anciens étangs. La chasse constitue donc le troisième revenu de l'étang après la pisciculture et l'agriculture, mais c'est de loin l'activité la plus rentable. Elle contribue également à diminuer la fréquence des assecs puisque les étangs doivent être maintenus plus longtemps en eau pour maintenir le gibier d'eau. Les conséquences sont visibles, notamment en termes d'envasement et de développement facilité d'espèces invasives.