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La continuité écologique est rétablie aux îlons

25/09/2017

Les travaux de restauration de la Chalaronne aux Payes (Châtillon) sont en cours !

24/11/2016

Le rapport d'activité 2015 du SRTC est disponible !

Principales caractéristiques et enjeux des territoires de Chalaronne

La réalisation d'un état des lieux a permis de définir les principaux enjeux liés à l'eau et aux milieux aquatiques sur les Territoires de Chalaronne. Ces enjeux ont permis de cibler les problèmes rencontrés sur le territoire et de proposer des actions adaptées pour améliorer ou préserver l'état des milieux aquatiques. L'ensemble de ces actions constitue le contrat de rivière des Territoires de Chalaronne.

Une qualité des eaux superficielles à améliorer

Qualité des eauxLa qualité des eaux des rivières est principalement impactée par les nombreuses activités humaines qui peuvent générer des « pressions » sur la ressource en eau. Parmi les pressions, on peut identifier :

Des pressions liées aux rejets domestiques. Ces rejets sont issus des stations d'épuration qui traitent les eaux usées de l'ensemble de la population du territoire. Certaines stations ne fonctionnement parfois pas correctement, ou sont sous-dimensionnées par rapport à la quantité d'eau qu'elles doivent traiter. Certaines maisons ou hameaux non raccordés au réseau collectif d'eaux usées ne possèdent pas de systèmes d'assainissement autonomes aux normes.

Des pressions liées aux rejets agricoles. Ces rejets sont issus des activités agricoles bien implantées sur le territoire. Ils concernent principalement des pollutions diffuses par les produits phytosanitaires, ou par les matières en suspension (souvent appelées « fines »). Certains secteurs sont plus vulnérables car le transfert de pollution est favorisé : c'est le cas de la Dombes qui présente un réseau hydrographique très dense lié aux étangs et des sols sensibles au ruissellement de particules polluantes.

Un fonctionnement des milieux aquatiques à restaurer

Fonctionnement des milieux aquatiquesLes cours d'eau ont subi d'importantes modifications sous l'action humaine au fil des siècles. De nombreux moulins se sont construits à partir du Moyen-âge mais surtout au début du 18e siècle afin d'en utiliser la force motrice pour la meunerie principalement. Même si certains moulins ne sont plus utilisés aujourd'hui, ils gardent un impact important sur le fonctionnement de nos rivières : blocage des sédiments et de la faune piscicole au niveau des ouvrages (seuils), impact sur la dynamique de la rivière avec création d'une retenue d'eau en amont des ouvrages, impact sur le débit des cours d'eau à cause des canaux de dérivation.

D'autres interventions ont également impacté le fonctionnement naturel des rivières. Les différents cours d'eau des bassins versants des Territoires de Chalaronne ont subi dans les années 70 et 80 de nombreux travaux de curage et de rectification. Ces travaux sont à l'origine d'une banalisation du milieu entraînant une dégradation des habitats piscicoles, et plus localement une eutrophisation importante en été. Ils peuvent également être à l'origine de perturbations hydrauliques car les rectifications ont tendance à accélérer les écoulements vers l'aval provoquant des problèmes d'inondation.

Un partage des eaux à gérer

Partage des eauxLes dérivations pour l'alimentation en eau des moulins prélèvent une quantité importante des débits des rivières, notamment en période d'étiage. Les vannages qui permettent de faire transiter de l'eau dans les dérivations ne sont pas gérés de manière coordonnée.

Sur la Dombes, le manque d'entretien et de gestion des fossés et des empellements ne permet plus une collecte et un transport optimum de l'eau de ruissellement jusqu'aux prises d'eau des étangs (création d'embâcles, comblement...). Ces dysfonctionnements génèrent des problèmes de remplissage pour certains étangs. Ces problèmes se répercutent sur l'amont de la Chalaronne qui subit d'importants problèmes à l'étiage. Les débits sont très faibles en période estivale créant de l'eutrophisation et une trop faible dilution des effluents polluants.

D'une manière générale, les prélèvements en eau dans les cours d'eau et leurs nappes d'accompagnements ont un impact fort sur leurs débits d'étiage.

Une zone inondable à gérer

Lors de périodes fortement pluvieuses, les Territoires de Chalaronne sont soumis à des inondations provoquées par le débordement des cours d'eau et des nombreux fossés. Malgré un fonctionnement hydraulique des rivières assez satisfaisant, des facteurs aggravants viennent favoriser les problèmes d'inondation :

L'imperméabilisation des sols (routes, parkings,...) empêche l'eau de s'infiltrer dans le sol et favorise le ruissellement. Ces eaux viennent directement grossir les débits des rivières et des fossés.

Les constructions en zone inondable ou en zone humide empêchent la libre expansion et le stockage des eaux de crue. L'eau contrainte par ces aménagements est renvoyée vers l'aval et vient grossir rapidement les arrivées d'eaux provenant localement des fossés et des affluents.

Les haies et les prairies sont de véritables barrières naturelles qui freinent les écoulements et qui favorisent l'infiltration de l'eau dans le sol. Leur disparition progressive sur le territoire contribue donc à favoriser les phénomènes de ruissellement et accélérer le transfert de l'eau à l'aval.

La modification du lit des rivières réalisée par l'homme (approfondissement, rectification, élargissement des cours d'eau) contribue à augmenter les vitesses de transfert de l'eau à l'aval. Les ouvrages sous-dimensionnés comme par exemple les ponts, ont tendance à provoquer des débordements de part et d'autre de l'ouvrage.

Une richesse de milieux aquatiques à préserver et à valoriser

Richesse des milieux aquatiquesLes territoires de Chalaronne présentent une remarquable diversité de milieux aquatiques leur conférant une richesse biologique importante. Parmi eux, la Dombes et ses étangs, le bocage, les prairies inondables des vallées de la Chalaronne, de la Calonne et de la Saône, les cours d'eau et canaux, les zones humides et marais,... Le patrimoine bâti lié à l'eau est également omniprésent (aqueduc, lavoirs, moulins,...). Malgré cette richesse, certaines menaces pèsent sur ces milieux remarquables. Les prairies du Val de Chalaronne et du plateau dombiste se raréfient progressivement (drainage, mise en culture, élevage hors-sol, urbanisation), tandis que la gestion traditionnelle et ancestrale des étangs se perd. Le patrimoine est globalement peu mis en valeur et les possibilités de découverte sont limitées.


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